Pedro se réveilla avec un mal de crâne insoutenable.
« Putain de ferry » grogna-t-il. Il frissona. « Et en plus il fait froid », La totale.
A peine réveillé, il était déjà de mauvaise humeur, il avait un sale pressentiment sur cette journée.
A coté de lui, il n'y avait personne. D'ailleurs, le sol bleu du ferry avait été remplacé par un sol en béton gris.
Qui puait.
Il se leva en s'appuyant sur son coude. Autour de lui, les autres étaient déjà réveillé. Aucune trace du bus.
Au dessus de lui un toit en pierre. Autour d'eux, des colonnes donnant sur un parc, un lac et , au loin, une ville.
Et des soldats.
« Putain, où on est ? »
« Aux Buttes Chaumont » répondit une voix qu'il reconnu être celle de Doria.
« Près de Bastia ? »
« A Paris. »
Son cerveau afficha un message d'erreur.
« Dis, j'ai cru entendre un truc idiot, tu peux me redire où on est ? »
« Au panorama du parc des Buttes Chaumont, dans le 19e arrondissement, à Paris, capitale de la France, pays européen. Nous sommes mercredi 21 juillet, il est 23h30 et la température est d'environ 25 degrés malgrès un léger courant d'air sur les cimes où nous sommes. »
Il se retourna, et vit enfin la situation générale.
Il était seul, au milieu des sacs, et les autres étaient tassés dans un coin du kiosque. Serrés les uns contre les autres pour se réchauffer.
Devant lui, un homme inconnu.
« Bien, maintenant que la Belle au Bois Dormant s'est réveillée, et à obtenu ce qu'elle voulait comme réponse, elle va pouvoir s'installer avec les autres et écouter un peu ? »
Pedro était vert de rage. Et carrément véxé. Non seulement il s'était réveillé le dernier, mais en plus, on venait de lui donner un surnom qui avait fait rigoler tout les autres.
Il aurait voulu riposter, mais la présence de soldats armés qui le visaient le mettait très mal à l'aise.
Il se leva et s'installa avec les autres.
Puis, il LE remarqua.
« Que fait ce déchet d'Alexander parmis nous ? »
« Ce crétin était dans la soute, il croyait qu'on allait à Paris » répondit Doria « T'imagine si les douaniers nous avaient fouillés ? Toutes les embrouilles à cause de ce connard ? »
« Silence ! » coupa l'homme de petite carrure.
« Oui Monsieur Veston. »
« Bien, comme vous l'ignorez, je suis M. Veston, professeur d'histoire-géo dans un collège de cet arrondissement. Veston n'est qu'un pseudonyme trouvé par l'auteur pour ne pas me citer. La seule d'entre vous qui me connaisse ici, bien que ce soit un hasard, est Mlle Doria A. !
J'ai eu le déplaisir de lui enseigner durant une année. »
« C'est vrai ? » demanda Nathalie
« Malheureusement » répondit Doria
« Vous êtes ici pour participer à un jeu. » repris le Veston un peu plus fort.
« Je la sens mal cette histoire de jeu. » souffla Alex.
« Un peu de silence je vous prie ! Je disais donc, que vous avez l'honneur de participer à Battle Royale. Suite à une recrudescence de tourisme vandale, l'Etat à créé, sur le modèle japonais, un nouveau jeu, nous prenons au hasard un car de touristes et les enfermons ici. »
Ils étaient tous devenus blancs.
« Vous avez trois jours ! Trois jours pour vous entretuer ! Il ne doit en rester qu'un ! Un seul sortira de ce parc vivant ! Vous aurez des armes, des vivres, et un bracelet à pique, muni d'un radar ainsi que d'une micro-bombe.
Si au bout des trois jours il en reste plus d'un en vie, c'est l'explosion. Des questions ? »
« Pas de plan ? » demanda Alex ?
« Pas de plan » confirma-t-il « L'endroit est petit et pleins d'endroit pour se cacher, aucun besoin d'un plan. »
Elle protesta de plus belle « Mais Doria connaît l'endroit par c½ur, c'est pas juste ! »
« Il n'était pas prévu qu'il y ai une française, et encore moins une parisienne du 19e dans vos rangs. »
« Comment ça, 'prévu ?' » demanda Manu, sortant de son mutisme habituel.
« Mais, vous êtes tous volontaire ! Vous vous êtes inscrit vous-même sur le site internet de Battle Royale ! »
Doucement, la voix de Doria monta, « Qui est le crétin, l'infâme abruti, l'immonde, l'abject individu qui aurait osé faire une chose pareille ? »
Le groupe s'entre-regarda nerveusement. C'était forcément l'un d'entre eux.
« Mais pourquoi vous me regardez ! C'est pas moi ! », cria Alex « J'aurais pas demandé avec vous, je suis pas conne ! Je suis pas psychopathe à ce point !!!»
Les regards tournèrent.
« Si vous continuez de me regarder comme ça, je vais me véxer. » déclara Nicola en sortant sa DS.
Les regards tournèrent enfin vers Pedro et Doria.
« Après tout, c'est vous les organisateurs... » risqua Marie.
« Je n'ai plus d'accès internet, depuis trois moin,s mon ordi est mort, je vais chez Tatiana qui s'en serait apperçue de suite. »
« Dites, on a pas finit la présentation » souffla M. Veston.
Tatiana aquiesa en souriant« De toute façon, je ne suis pas complice, si j'avais su que Battle Royale existait, je serais partie avec ma classe »
Pedro haussa les épaules « Comme si c'était mon genre ! Je signale en plus que moi j'avais prévu des vacances à quatre chez moi. »
« Hého ? Vous m'entendez ? », le professeur faisait de grands gestes mais personne ne le regardait.
« Robbbie ? » avança Fred « Il a pas voulu venir. »
« Mobile ? » demanda Tristan
« Il est chez Swisscom non ? » répondit Raphael
« Non je veux dire, pourquoi il aurait fait ça ? »
« Ah... Euh... Pour rire ? »
« Pas vraiment son genre d'humour. »
« Non. »
Il y eu une détonation terrible, qui se répercuta sur les falaises de calcaire. Du sang, de la chair et de la purée d'os jaillirent dans tous les sens.
Ils hurlèrent tous.
« MA VESTE !!! » hurla Mélanie
« MA ROBE !!! » cria Alex
« MON LECTEUR CD !!! » renchérirent Doria et Tristan, indépendamment mais de concert
« J'ai des trucs dans les cheveux » déclara Nathalie d'une voix faible.
« Putaiin, jme suis pris un piercing sur la gueule » gémit Raphael en se tenant le visage entre les mains.
« Merde j'e ai pleinles yeux ! Il a buté qui ? » cira Pedro
« Piotr »
« Oh, c'est bon, on s'en fout alors. »
« Ma veste à 300 balles ! Couverte de sang ! » cria Mélanie « Les dommages et intérêts, vous allez en chier je vous le jure ! »
« Ma robe de chez Maniac ! Elle est pleine de sang ! Mais je viens juste d e l'acheter ! je vais vous poursuivre en justice dès que je sors d'ici ! »
« Je t'avais dit de pas mettre ça pour le voyage Alex » fit Doria d'un ton docte « Ce n'est pas adapté, je t'avais dit que tu l'abimerais. »
« Oui mais... »
« Je te l'avais dit, oui ou non ? »
« Oui »
« Donc tu étais prévenue, faut pas te plaindre. »
Alex croisi (c'est plus joli) les bras et bouda.
« Maiiis, t'inquiète, les pressings ça existe ! »
« Dites » dit Nathalie d'une voix faible « Quelqu'un viens de mourir là... »
« Oui d'ailleurs tu as une jambe sur la tête » répondit Tatiana pour citer Naheulbeuk
Nathalie changeat de couleur et couru s'accrocher à la balustrade, vomissant ainsi dans le parc des Buttes Chaumont d'une manière peu élégante, mais efficace.
Pendant que Valérie et Doria la tenaient et essayaient de la soutenir, Mélanie et Alex s'entretenaient avec M. Veston quand aux remboursements des objets endommagés.
« Vous savez que nous retenir ici est une atteinte aux Droits de l'Homme ? »
« Vous savez que nous sommes des ressortissants suisses et que vous risquez un incident diplomatique grave ? »
« Avec un pays neutre ? » demanda Veston en levant un sourcil narquois
« Vous savez parfaitement qu la neutralité suisse n'autorise en rien les pays à retenir des ressortissants suisses, de plus ce jeu est une violation totale de la Convention de Genève et de l'accord Shengen... De plus... »
M. Veston cessa de les écouter et contempla les jeunes d'un ½il torve. Damien roulait un joint sous les regards attentifs de Tristan, Manu et Fred.
Raphael fixait le sol, comme si il avait été congelé.
Marie boudait parce que Tristan fumait.
Pedro se massait les tempes pour enrayer la migraine commençant.
Nathalie vomissait ses tripes retenue par Doria et Valérie qui chantaient « Des pâtes, des pâtes, oui mais des panzani »
Tatiana boudait parcequ'elle voulait participer avec d'autres personnes.
Svetlana boudait également, et exactement pour la même raison, avec en plus le fai qu'on ai pas parlé d'elle depuis le début de l'histoire.
Le cadavre de Piotr gisait sur le sol, et terminait de se vider de son sang dans la plus grande indifférence.
Mélanie et Alex s'engueulaient maintenant sur le contenu de l'article 12-b alinéa 23 du code pénal en vigueur en Australie.
« Philou, mon vieux » pensa-t-il (il lui arrivait d'être familier avec lui-même dans son for intérieur) « Philipe, disais-je avant d'être interrompu par le narrateur, il est temps de prendre ta retraite. »